Marseille l’été, avec Émilie Laystary

On a tous·tes un·e ami·e vers qui l’on se tourne systématiquement quand il s’agit de la bonne adresse à tester, de la cuisson juste de tel ingrédient, ou de l’anecdote croustillante sur la manière de manger ce plat. Pour nous, c’est incontestablement Émilie Laystary, jeune femme qui brille de par son intelligence et la réflexion approfondie qu’elle mène sur les sujets abordés dans les articles qu’elle écrit tantôt pour Libération, France 24, Vice ou Les Inrocks.

En plus de sa profession de journaliste société qu’elle exerce depuis une dizaine d’années, Émilie Laystary porte mille toques. Elle anime Bouffons, un podcast produit par Nouvelles Écoutes. Chaque mercredi, elle y décortique un sujet culinaire et sociétal avec des invité·e·s pour une discussion qui donne faim, tout en donnant à réfléchir. Elle est également à l’origine de la création de l’antenne provençale de l’École Comestible, une association qui entend faire entrer l’éducation alimentaire dans les programmes scolaires. Pour que les enfants, quelle que soit leur classe sociale, puissent bénéficier d’un apprentissage culinaire de la terre à l’assiette.

On découvre ci-dessous son été marseillais, entre heure bleue et nourriture vietnamienne d’où elle tire ses origines :

Un moment préféré de la journée
L’heure bleue, ce moment entre le jour et la nuit où le ciel se teinte d’un bleu plus foncé mais encore lumineux. Tout est beau, quand vient l’heure bleue ! Même un gabian en train de becqueter un reste de kebab.
 

Ta recette fétiche Des dadinhos de tapioca, ces petits dés de tapioca frits qu’on mange dans le nord du Brésil. Délicieux à tremper dans de la sauce aigre-douce à l’apéro. L’été, c’est avec ça que je nourris mon entourage (à condition d’avoir anticipé car ça se prépare la veille).
 
Un coucher de soleil
Celui que je vois depuis ma terrasse. Parce qu’il n’y a rien de plus émouvant que l’irruption du beau dans un cadre quotidien, quand on lève les yeux et qu’on se fait surprendre par un ciel en train de se barder de stries roses.
 
Un besoin de sport 
Une bonne rando, avec la promesse d’un pique-nique avec vue.
 
Pour trinquer 
Le Vin sur la Main, pour boire du vin nature sous les bons conseils d’Aymard. On s’y sent toujours comme dans le salon d’un vieux copain, prêts à tout moment à danser à pieds de chaussettes.
Voir notre article sur Le Vin sur la Main
 
Une terrasse
Celle de Mina, pour profiter des derniers rayons de soleil de la journée, depuis La Plaine.
 
Une bonne habitude 
Me lever tôt et enfourcher mon vélo pour aller me baigner le matin.
 
Et une mauvaise 
Oublier mon casque à la maison parce qu’il fait trop chaud.
 
Une envie tenace
Passer du temps au Vietnam, au plus près de ma famille et des soupes Phở.
 
Un déjeuner sain
J’ai toujours des galettes de riz et des vermicelles dans mes placards. Ça permet d’improviser des rouleaux d’été, avec les légumes que je trouve sur le marché paysan du Cours Ju. À tremper dans de la sauce cacahuètes, ça marche à tous les coups.
 
La tenue que tu ne quittes plus
Une robe rouge à petites fleurs blanches, que ma mère portait quand elle avait mon âge. Assez fluide pour supporter les grandes enjambées dans les rochers ou sur les terrains de pétanque.
 
Une couleur
Orange. Comme les sorbets mangue et fruits de la passion que je commande toujours.

Un incontournable à faire avec les potes en visite à Marseille
Aller se baigner et voir le soleil se coucher depuis le Frioul. 

 

Un livre 
La promesse de l’aube, de Romain Gary.
 
Une musique 
Du reggaeton tard dans la nuit pour réchauffer tous les cœurs qui dansent.

 


Le Vin sur la Main: 5, rue Saint-Antoine – 13002 Marseille
Mina: 45, place Jean Jaurès – 13005 Marseille
Marché paysan du Cours Julien, tous les mercredis matins

Propos recueillis par Laure Cohen pour Les Marseillaises.
©photos : Emmanuel Besse et Émilie Laystary 

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