Daniel Buren au MaMo

On l’attendait avec impatience, la nouvelle exposition du MaMo Défini, fini, infini, travaux in situ de Daniel Buren démarre lundi 30 juin. Après la carte blanche donnée à Xavier Veilhan durant l’été 2013, Ora Ito tient sa promesse de présenter, chaque été, une exposition inédite d’un artiste incontournable.

On l’attendait avec impatience, la nouvelle exposition du MaMo Défini, fini, infini, travaux in situ de Daniel Buren démarre lundi 30 juin. Après la carte blanche donnée à Xavier Veilhan durant l’été 2013, Ora Ito tient sa promesse de présenter, chaque été, une exposition inédite d’un artiste incontournable.

Inviter Daniel Buren, maître du travail in situ, était donc une évidence pour lui. Dès la première rencontre entre son galeriste Kamel Mennour et Ora Ito la mayonnaise prend très vite. L’inventivité du designer marseillais Ora-Ito et le génie du maitre Daniel Buren s’ajoutent à leur passion commune pour Le Corbusier. Quand on les rencontre, on est frappé par l’originalité qui se dégage de leur complicité. D’un côté, Ora Ito, très à l’aise avec les journalistes, parle des oeuvres comme personne. Il nous apprend tout de la démarche artistique du maître. Et de l’autre côté, Daniel Buren, silencieux, ne lâchera sous aucun prétexte son petit appareil photo.

En lui confiant les clés du toit-terrasse de la Cité Radieuse, Ora Ito lance un vrai défi à Daniel Buren : s’approprier la force de la légendaire Maison du Fada, manipuler les perspectives architecturales du lieu à travers la création de 7 oeuvres monumentales. Mais en vrai passionné, Ora Ito aurait pu soulever des montagnes pour satisfaire son invité. Il prétend même avoir commandé des nuages pour sublimer l’effet kaléidoscopique des oeuvres.

Si Daniel Buren, comme l’explique Ora Ito, est parti d’un simple détail — les carrés en céramique incrustés sur les murs du toit-terrasse — il arrive à un résultat délirant de jeux de miroirs entre le bâtiment, les oeuvres elles-mêmes et le ciel de la ville. Le défi est ainsi largement relevé et cette exposition insuffle une vraie effervescence dans la scène contemporaine marseillaise.

Vous avez besoin d’une autre bonne raison pour aller visiter la Cité Radieuse ? Le concept-store Chez moi, Paris collabore avec Emily Marant pour ouvrir une boutique éphémère durant toute l’exposition. Une belle sélection d’objets, livres, vêtements… qui reprend les codes esthétiques de Daniel Buren et Le Corbusier, entre rayures et lunettes rondes !

Exposition « Defini, Fini, Infini, Travaux in situ » : carte blanche à Daniel Buren, du 30 juin au 30 septembre 2014.
Prolongation de l’exposition jusqu’au 31 octobre 2014.


MAMO, Centre d’art de la Cité Radieuse, 280 Boulevard Michelet, 13008 Marseille

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